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MAROC : GARE A LA RÉPUTATION DE « MOH LA TRICHE » !

by admin

Précision : dans le langage courant algérien, l’expression « Moh la Triche » est un sobriquet par lequel on désigne quelqu’un de connu pour sa tendance maladive à tricher pour toujours sortir vainqueur.

Le football, lorsqu’il se joue à l’intérieur de frontières nationales, est un sport comme les autres. Mais quand il se joue à l’international, il est dans tous les cas et pays la continuation de la guerre, de la diplomatie ou de la politique, par d’autres moyens.

Le Maroc attendait depuis cinquante ans d’être sacré Champion d’Afrique et croyait son tour venu cette année. Il a consenti à cette fin d’importants investissements dans des infrastructures de haut niveau, et une communication soutenue pour imposer au monde une image de marque rivalisant avec celle de grands pays.

En quelques minutes, tout s’est effondré comme un château de cartes. Si ce n’est sur le plan physique et matériel, du moins sur le plan moral, psychologique et même politique. Sans parler du risque de passer, au vu de certains précédents, pour un tricheur impénitent.

La finale de la Coupe Africaine des Nations a opposé le Maroc et le Sénégal, et duré 90 minutes sans donner l’avantage à l’un ou l’autre. Le jeu était équilibré et se déroulait sans encombres jusqu’aux dernières minutes où le Sénégal marqua un but qui libéra les spectateurs de l’attente des prolongations auxquelles ils s’étaient résignés.

Mais, apparemment, ce n’est pas ce que voulait l’arbitre qui refusa le but, déclenchant un début d’émeute dans les gradins sénégalais. Il a tenu bon néanmoins et le match a pu reprendre pendant les minutes restant du temps officiel, au cours desquelles il trouva le moyen de siffler un penalty en faveur du Maroc.

Indignés par cet acharnement dans l’injustice, les joueurs sénégalais se sont révoltés et ont quitté la pelouse, plongeant le stade, les supporters, la FIFA, la CAF, les autorités marocaines et les téléspectateurs à travers le monde, dans un grand désarroi.

Un compromis a finalement été trouvé entre les parties, non pas pour annuler le penalty, mais pour le faire échouer (par le tireur Brahim Diaz) de telle sorte que les prolongations puissent se dérouler à armes égales, en sauvegardant les chances des deux équipes ramenées au score de zéro à zéro. C’est la seule partie du match qui a été jouée avec détermination des deux côtés, dans le respect des règles, et qui s’est soldée par la victoire indiscutable du Sénégal.

Une victoire qui a été célébrée dans presque toute l’Afrique et les pays arabes.Cinquante ans… Refus de l’arbitrage…. Mouvement de foules…… Injustice… Infrastructures… Compromis… Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

Quelque chose comme le Sahara occidental où le match a duré de 1975 à 2025 sans résultat, jusqu’à ce que, en deux mi-temps ayant eu lieu l’une en décembre 2020 et l’autre en octobre 2025, Trump décide de siffler la fin de la partie. C’était en contrepartie de l’entrée du Maroc dans les Accords d’Abraham.

En voici un bref rappel : En 1974, l’Espagne qui occupait le Sahara occidental depuis près d’un siècle, envisage de le quitter. Elle décide de consulter la population sahraouie sur son avenir, et procède à un recensement et à la constitution d’un fichier électoral en vue d’un référendum.

En décembre, l’Assemblée générale de l’ONU adopte la résolution 3292 qui affirme le droit à l’autodétermination du Sahara occidental, et demande à la Cour internationale de Justice d’émettre un avis consultatif sur les liens du territoire sahraoui avec le Maroc et la Mauritanie.

Une mission de l’ONU est mandatée pour enquêter sur place entre mai et juin 1975. Elle présente son rapport dans lequel elle conclut à un « Consensus écrasant parmi les Sahraouis vivant sur le territoire, en faveur de l’indépendance et en opposition à l’intégration avec tout pays voisin».

En octobre 1975, la Cour internationale de Justice rend son avis : le territoire Sahraoui était peuplé de tribus nomades.

Certaines de ces tribus avaient des liens moraux et culturels avec le Maroc et la Mauritanie, mais sans aucun lien de souveraineté territoriale.

Elle en a déduit que ces liens n’étaient pas de nature à contrarier « le principe d’autodétermination par l’expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire ».

En décembre 1975, l’ONU adopte la résolution 3458 qui approuve le rapport de la mission et les conclusions de la Cour internationale de justice qui a recommandé la mise en place d’un référendum d’autodétermination.

Aidé par presque tous pays arabes et une grande partie de pays africains, le Maroc a rejeté ces résolutions auxquelles il continue à ce jour d’opposer un « Plan d’autonomie » partiellement soutenu par la résolution 2797 du 31 octobre dernier.

Mais tout n’est pas encore définitivement joué. La preuve ? Le Sénégal a retiré aujourd’hui même sa reconnaissance de la « marocanité » du Sahara occidental, et rétabli sur les cartes géographiques la ligne séparant le Maroc du Sahara occidental.

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