Le match perdu face au Nigeria nous a privés du match que nous attendions, que nous espérions, un Algérie-Maroc qui aurait tourné en notre faveur.
Mais il y avait des conditions préalables à remplir : que nous ne rations pas les huitièmes de finale ; que nous tombions en quart de finale face à lui, que nous en sortions vainqueurs… Il y avait trop de « si » pour que nos compatriotes soient portés aux anges et nos autorités consolées un moment de la douleur de leur échec au Sahara occidental.
Principalement par la faute des décisions prises par Trump en 2020 et 2025. En attendant d’autres surprises, dont cet homme est capable avec tout le monde y compris les Inuits du Groenland.
Les Algériens sont rentrés chez eux bredouilles et frustrés, mais ils continuent de suivre les matchs des autres en revisionnant les images de celui qui les a éliminés pour faire la part des choses entre les causes internes et les causes externes de cette élimination.
L’arbitrage était contestable, pour ne pas dire franchement orienté, mais la véritable cause de l’échec c’était la garde de nos bois qu’on croyait protégés par un Robin des bois.
Autant Luca a été impeccable dans les trois premiers matchs où il n’a concédé aucun but, autant son art a disparu face au Nigeria où il n’a pas été battu par les joueurs qui s’avançaient vers lui la balle au pied, mais par ses inexplicables initiatives, un saut en l’air et un plongeon à plat ventre que rien ne justifiait. Il n’a pas été feinté, il a simplement fait le contraire de ce qu’il fallait faire comme s’il avait perdu son régulateur de mouvements.
Si nous n’avons pas joué le match Algérie-Maroc pour les raisons évoquées plus haut, nous avons perdu un match face à lui, celui de l’image, de la communication, de la guerre psychologique… Il a déployé tous les moyens pour scanner en permanence notre équipe nationale, son staff et surtout les supporters.
Le moindre geste pouvant être utilisé contre eux était filmé et balancé immédiatement sur les réseaux sociaux, accompagné de commentaires déformant son sens ou carrément d’accusations. De notre côté, on aurait pu penser à des encadreurs pour sensibiliser les supporters à ces risques prévisibles et les inciter à être irréprochables en toute circonstance.
Pourquoi le FBI est-il venu au stade le jour où devait se jouer le match contre la RDC et aussi celui où a eu lieu la scène de « l’urineur » ? Le lendemain sortait l’information que l’Algérie était inscrite sur la liste des pays devant verser une caution avant de postuler à un visa d’entrée aux Etats-Unis. Il y a eu ensuite la faute commise par un joueur envers l’hologramme de Patrice Lumumba, heureusement rattrapée par la FAF, et quelques autres manquements au calme ou à la décence de la part des nôtres.L’image des Algériens se dégrade de plus en plus à l’étranger, et le risque de les voir traités à l’avenir comme des pestiférés par tous les pays du monde n’est pas loin.
D’où vient ce phénomène d’exubérance tapageur, d’exhibition du drapeau national à l’étranger comme pour provoquer les habitants des lieux, pourquoi ces défilés accompagnés de klaxons assourdissants ? Les supporters algériens ont remplacé les skinheads britanniques et les hordes sauvages qui cassaient tout sur leur passage en Europe à la fin d’un match…
Tout au long de notre longue histoire, nous avons été des gens de pudeur, de frugalité, d’hospitalité et non d’affrontements de rue, de violence aveugle et de casse de biens publics ou privés. Les pouvoirs publics doivent inciter les supporters à afficher les qualités morales et civiques de leurs ancêtres, et non flatter leurs défauts et encourager leurs dérives.
Ces défauts que je dénonce dans mes écrits depuis plus d’un demi-siècle perdront les Algériens et l’Algérie. On doit être fier de ses qualités, de ses vertus, de ses performances dans tous les domaines, et non de son sans-gêne, de ses outrances, de ses nuisances, de ses obscénités
.Quand on a mille qualités et un seul défaut le singulier devient supérieur au pluriel, comme quelques grammes de poison peuvent tuer un homme de cent kilos, ou une goutte de peinture changer la couleur d’un litre d’eau…Un seul défaut dans une armure la rend vulnérable comme dans l’histoire d’Achille où l’immortalité lui a été donnée sauf à être touché dans son talon.
D’où l’expression proverbiale « Talon d’Achille ». Achille est mort dans la guerre de Troie, quand ce point faible a été touché par une flèche tirée par Pâris.
