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LA KABYLIE ENTRE TRUMP ET LA CHINE

by admin

Le droit international a été poussé à la retraite et remplacé au pied levé par un homme, Donald Trump qui, en un an, a changé le monde comme il l’avait promis. Il a livré la Palestine au complet à Israël, vendu le Sahara occidental au Maroc au dirhem symbolique, bombardé l’Iran et le Yémen, soulagé les Arabes du Golfe de centaines de milliards de dollars, mis sous blocus le Venezuela qui jouait à la « Qowa dariba », et compte finir l’année en déposant l’Ukraine aux pieds de la Sainte Russie.

Tout ça – et j’en oublie – en à peine un an. Or il lui en reste trois durant lesquels on ne se lassera pas de se poser à son sujet les questions que se posent les croyants depuis Adam sur les voies impénétrables du Seigneur…

Ce qu’on redoute avec lui, nous autres Algériens, c’est ce qu’il compte faire à l’Algérie et de l’Algérie qu’il va convoquer dit-on, à Washington aux fins de régler les problèmes pendants entre elle et son voisin Marocain. Cette convocation coïncide avec un événement qui gêne énormément l’Algérie, la proclamation de l’Indépendance de la Kabylie.

Connaissant l’homme, on ne peut s’empêcher de penser qu’il est capable d’ajouter ce sujet aux autres. C’est le lieu et le moment de rappeler à nos dirigeants ce que signifie concrètement, objectivement et scientifiquement la notion de « Qowa Dariba » (Force de frappe) : Pour cela,regardons la Chine, considérons sa puissance démographique, ses référents philosophiques, le sérieux et l’intelligence de ses dirigeants. Mesurons ses capacités financières, industrielles, technologiques et commerciales.

Apprécions ses forces militaires sur terre, sur mer, sous mer, dans les airs, dans l’espace, etc. Pour autant, cette grande nation n’a toujours pas pu récupérer Taïwan ou dissuader Trump de la taquiner chaque fois qu’il en a envie comme il ferait avec un chat.

Je me suis intéressé à la manière dont la Chine a fait face en 2014 aux aspirations à l’indépendance du peuple de Hong Kong, et écrit un article intitulé « Le clou qui dépasse appelle le marteau » (Le Soir d’Algérie du 9 octobre 2014).

Puis, en janvier 2025, à la façon dont elle devrait s’y prendre pour régler le problème de Taïwan (« Comment réunir pacifiquement la Chine et Taïwan », 9 janvier 2025).

Cela étant, le rapprochement avec le problème de la Kabylie ne pouvait que s’imposer de lui-même à mon esprit.Ce que j’ai écrit en ces deux occasions, convient parfaitement à notre situation aujourd’hui. En voici quelques extraits :

« La plus grande menace qui pèse sur la paix mondiale viendra du choix que fera la Chine pour régler la question de Taïwan. Celui de la manière brutale, comme elle a fait au Tibet en 1951, ou celui de la manière douce, comme elle a fait avec le Portugal en 1999 pour récupérer Macao après quatre siècles d’occupation…

La Chine a négocié avec la Grande Bretagne la récupération sans heurts du territoire de Hong Kong, mais elle n’a pas pensé à négocier avec la population de Hong Kong qui a vite exprimé son refus de vivre sous un régime politique communiste.

D’où des soulèvements périodiques. De même, la majorité des Taïwanais ne veulent pas renoncer à leur système démocratique pour se retrouver sous l’autorité du Parti communiste chinois.

Ces deux populations ne peuvent pas accepter de gaieté de cœur de passer d’un système politique libéral et démocratique, au système du parti unique.

Elles ne conçoivent pas un avenir autoritaire après avoir baigné dans la démocratie…Au lieu de ne proposer aux Chinois de Taïwan que l’option de la force pour réaliser la réunification, la Chine-mère qui s’honore d’avoir donné au monde Confucius et Sun Tzu, pourrait proposer une option inspirée de la sagesse de ces deux grands hommes : Proposer aux Taïwanais et aux Hongkongais de construire ensemble un ordre politique commun dans une Chine démocratique réunifiée.

C’est une question de quelques référendums et l’affaire est faite…Quand un pays envisage une guerre, il ne la déclenche pas sous une bouffée de chaleur ou sur un coup de sang, mais après avoir calculé le niveau des pertes de toutes sortes qu’il peut supporter.

La Chine, qui est régie par une pensée plurimillénaire, le sait : que faire en effet d’une île, si le prix de sa conquête implique la destruction de tout le territoire continental ? » Fin de citation.

CONCLUSION : S’il y a une erreur à éviter en Kabylie cette fois, c’est bien le recours à la répression, à la violence, car cela reviendrait à créer une situation coloniale.

Il faut se mettre à la place du peuple algérien pendant la Révolution, et non à la place du pouvoir colonial français, face au mouvement national algérien entre les années 1920 et 1954.

J’ai lancé dans la vidéo d’hier une idée: réunir un Congrès de l’Unité nationale d’ici juin 2026 qui travaillerait sur un projet de nouveau modèle démocratique algérien.

C’est ce que j’avais suggéré aux Chinois : « Proposer aux Taïwanais et aux Hongkongais de construire ensemble un ordre politique commun dans une Chine démocratique réunifiée. C’est une question de quelques référendums et l’affaire est faite… »

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1 comment

Anonyme Citoyen du monde - pour la fraternite des peuples 16 décembre 2025 - 14h32

tu me fais rire avec ton commentaire sur le Maroc. La sahara marocain a toujours ete marocain. L algerie est tellement jalouse du Maroc que ca la pousse a se ridiculiser au niveau mondial, de financer des terroristes, de tuer des jeunes marocains en jetski au milieu de la mer et ne redonner au Maroc le corps de l un d eux que 6/7 mois plus tard. Tout cela est contraire a l Islam et ceux qui soutiennent ces fa7ch et mounkar devront repondre de cela aupres d’Allah SWT.

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